| Retour gagnant |
| Jeudi, 28 Août 2008 19:08 |
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«Quand j’ai arrêté, je jouais super bien. Je reprends et je joue super bien.» Ainsi répond Stéphane Robert au supporter qui le félicite. Pas question pour lui d’avoir des pensées négatives. Le pire, enfin il l’espère, est derrière. Une hépatite virale l’a mis sur le flanc pendant plus d’un an, de février 2007 à mars 2008. Professionnel depuis 2002, Stéphane Robert a vite grimpé au classement mondial. 980e au départ, il passe la barre de la 400e place, quatre mois plus tard. « J’ai pris un départ canon, deux victoires en Future, deux quarts de Challenger. Je suis resté trois ans dans le top 250.» En 2004, il atteint son meilleur classement 167e mondial. « Ensuite, la difficulté, c’est de franchir le palier. Quand t’es 160 et tu as les 100 en point de mire. Et là, tu te mets la pression. » Une progression régulière et puis du jour au lendemain, tout s’arrête. « Ça fait super bizarre. Y’a des choses sur lesquelles on n’a pas de contrôle, les blessures, la maladie. J’ai passé un hiver 2007 difficile. Je n’ai pas douté quant à mon retour. J’étais dans une dynamique positive. La question : c’était plutôt quand ? Et surtout avec quelle énergie ? Je ne pouvais rien mettre en place, je n’avais pas la force de faire quoi que ce soit. » « J’ai repris en mai avec les championnats par équipes. Aujourd’hui, je me rapproche du niveau de travail que j’avais, avant de m’arrêter, environ 4 heures par jour. » Pour des raisons pratiques, faute de structure adaptée à Blois, l’entraînement a lieu à Paris, souvent à l’académie Mouratoglou avec le Breton Ronan Lafaix, coach de ses débuts pro. « Aujourd’hui, mon jeu est à maturité. J’ai un projet stable, je souhaite terminer ma carrière en faisant des saisons complètes. Je ne perds pas mon temps. Je veux prendre le Future de Blois comme un tournoi comme les autres. Je suis revenu fatigué de ma semaine aux Pays-Bas. Les conditions de jeu étaient difficiles, j’ai passé beaucoup de temps à attendre dans le club-house. Ici, je suis disponible pour les autres mais je veux conserver de la fraîcheur. Les attentions des gens ne me dérangent pas, mais je veux déployer mon jeu sur le terrain et prendre du plaisir. J’essaie de faire le spectacle, de proposer du beau jeu. Le public blésois a envie de me voir gagner, moi, j’ai besoin d’une victoire pour remonter au classement. Je vais batailler pour cela. » Valérie Penven (Ville de Blois) Ci-dessous la ligne de vêtements sportswear Crema 100% Plaisir, une association chère aux yeux de Stéphane:
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Interview:

